Ir al contenido principal

Dans la tête de Lucie

Il était hors de question de faire régime, chaque fois qu’elle en commençait un elle se sentait terriblement malheureuse, et comme se montrer malheureux n’est pas bien vu elle passait sa journée de mauvaise humeur. Encore une fois elle sentait le pantalon lui serrer à la taille, toute la journée elle aurait la sensation d’être oppressée et elle ne cesserait de se sentir mal à l’aise. Dès qu’on la regardait elle sentait que cette personne savait que son pantalon lui serrait. Même si sa blouse était assez ample pour tout cacher elle en était quasiment persuadée.

Sauf que ce matin elle décida de porter une robe, histoire d’oublier ce malaise et se concentrer sur les choses qui importaient dans la vie : le bonheur. Il y avait tellement de mauvaises choses qui arrivaient partout dans le monde ainsi que d’incertitudes qu’au moins il fallait pouvoir profiter de choses simples sans trop se prendre la tête. Elle prit son petit-déjeuner allégé, histoire de ne pas sentir de remords en plein milieu de la journée et s’en alla l’esprit gai.

Elle se surprenait souvent à avoir des réflexions de ce genre et elle se sentait stupide. Il aurait suffi de trouver son bonheur ailleurs que dans la nourriture, ou le vin, ou toute autre chose consommable du genre. Si elle était arrivée à s’oublier un peu elle aurait pu se concentrer plus souvent sur ce qui se passait autour d’elle. Comme ces filles dans les centres commerciaux qui discutaient pendant des heures sur les meilleurs vêtements à porter lors d’un anniversaire tout en critiquant quiconque osant s’habiller autrement. Des groupes se formaient ainsi, ils cultivaient la haine sans s’en rendre compte.


Que gagnait-on à s’acharner ainsi les uns aux autres ? Et surtout à s’y prendre sur sa propre personne comme elle ? Parfois ces questions la tourmentaient et elle ne demandait que de l’air frais. C’était peut-être pour ça que la quête du bonheur semblait si difficile et celui-ci toujours si lointain. L’homme passait tellement de temps à se critiquer qu’à la fin il était devenu aveugle.

Comentarios

Entradas populares de este blog

Tere

Tuve suerte de conocerte, de escucharte, de hablarte. Tengo la fortuna de sentirme querida por ti y el privilegio de todos nuestros recuerdos. Te llevas parte de mi Ya no encontraré refugio en la niña que fui Me dejas llena de huecos de ti No sostendré más tu mano Ni te abrazaré más Nadie más me dirá "Nena" Formas parte de mi vida adulta De mi manera de querer a la familia Me dejas tu carino y tu luz Te quiero Te querré siempre Y sólo soy una habitante más de tu inmenso corazón

La ceguera

El punto ciego soy yo, Ni espejos, ni retratos, La que veo no soy yo. Descubro una mujer, Recuerdo una niña, Me sorprendo. Esta soy yo, Cachos de mi, Qué vergüenza,  Tenerse tan cerca,  Habitar y ser este cuerpo,  Desconocerse, Qué pena,  Forzarse, Lastimarse,  Por ceguera.

Palabras

Palabras de enojo, De felicidad, Espontáneas, Nadie las toma en serio pero tú.  Por ser espontáneas creen que escapan a la reflexión. Pueden perdonarse, son ajenas a la voluntad. Creen que son meros reflejos, rezagos de nuestras emociones. Sólo tú sabes que son pensamientos inmaduros, mal formados, profundos y siempre voluntarios. Cada palabra tiene su peso, un valor y un poder.  Ninguna palabra puede ignorarse bajo pretexto que se dijo espontáneamente, eso me lo enseñaste tú.