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Ah l'insomnie

Hier, quand j'ai ouvert les yeux, le soir, presque à la même heure qu'aujourd'hui, je voyais ton profil. Tes cheveux en bataille, ton nez distinctif, tes lèvres fines, tes bras définis et la couette froissée couvrant le reste de ton corps complètement assoupi.

Tu changes deux fois de position, ou plus, et je me demande dans quel monde tu t'es transporté. Tu déplaces tes bras en dehors et sous la couette, il fait chaud et il fait froid. Je peux te toucher qu'en déplaçant ma main, mais tu es bien plus loin que ça. Moi aussi je cherche une bonne position pour recommencer à dormir, ça fait un bon moment que je t'observe et songe à dormir pour te rejoindre, peut-être dans tes rêves.

Aujourd'hui, quand je ferme les yeux, par contre, je peux te voir comme la veille une heure plus tard. Je te vois et je sais que si j'ouvre les yeux il n'y aura que ma table de nuit à mes côtés. Je comprends que nous sommes jamais réelement séparés. Il faut que je dorme, le soir, pour me rapprocher encore plus de toi.

Et avant que tu dises quoi que ce soit, car tu diras bien quelque chose, tiens en compte ceci : si je dormais chaque fois que je suis censée de dormir, je n'aurais pas l'image de ton profil tatouée dans ma mémoire, ni cette plume dans ma main pour exprimer à tout vent ce que ce profil m'inspire.

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